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Borsalino

Publié le : 05/02/2018 10:54:32
Catégories : Culture Rss feed

Borsalino

Le chapeau Borsalino : un chapeau de luxe et une marque.

Je suis un chapeau de feutre fabriqué à partir de poils de lapin, je suis né à Alessandria (Italie) le 4 avril 1857, et je porte le nom du chapelier Giuseppe Borsalino qui m’a donné la vie en formant, au hasard d’une belle intuition, un creux sur ma couronne. On m’appelle Borsalino, signature de l’entreprise fondée par mon créateur, mais il est plus approprié dans le milieu de la chapellerie de m’appeler fedora, le feutre, c’est d’ailleurs le nom que l’on me donne notamment au Royaume-Uni.

Je suis à la base un chapeau masculin très pratique car ma forme me permet d’être ôté facilement et ma matière souple fait que l’on peut me plier et me cacher dans une poche. Mais je couvre aussi la tête des femmes qui trouvent en moi l’accessoire idéal d’élégance de la mode d’aujourd’hui. Désormais le chapeau Borsalino coiffe les enfants à merveille à l’occasion d’une cérémonie de mariage ou de baptême, ou encore pour un look plus subtil, mais aussi pour se mettre dans la peau d’un gangster des années 1930. J’inspire d’ailleurs, depuis ma naissance, de nombreux modistes et fabricants de chapeaux d’autres maisons de renommée internationale. D’ailleurs je surpris moi-même aujourd’hui que l’on trouve aujourd’hui de beaux Borsalinos pour les enfants, les garçons et des borsalinos pour les filles … Le Borsalino existe même pour  bébé, des borsalinos pour les enfants la grande classe, non ! c’est d’ailleurs un chapeau qui a la côte sur la boutique dès l’arrivée du Printemps.

Pour comprendre qui je suis, parlons de Giuseppe Borsalino.

Avant d’être façonné et connaître la popularité qui me caractérise aujourd’hui, Giuseppe Borsalino, issu d’un milieu modeste, est né en 1834 à Alessandria, comme moi, dans la région du Piémont au sud de Turin. Peu enclin à s’intéresser aux études, il devient à l’âge de 13 ans chapelier apprenti dans sa ville natale. D’un tempérament aventureux et passionné, il part en France, alors patrie de la chapellerie de luxe, où il obtient un emploi à la fabrique du chapelier Berteil à Paris. La maison Berteil est spécialisée dans la fabrication de chapeaux en poils de castor. Giuseppe perfectionne pendant 4 ans son savoir-faire et devient Chapelier Maître qualifié. Il retourne ensuite en Italie, en 1856, où il fonde avec son frère Lazzaro un petit atelier à Alessandria qui emploie une dizaine de personnes et produit 12 chapeaux par jour.

Et puis, une année plus tard, je nais de ses mains et je remporte dès mes premiers mois de vie un franc succès auprès des hommes. Mon histoire est alors étroitement liée à celle de la famille Borsalino qui acquiert une réputation internationale. On dit de moi que je suis beau, le chapeau Borsalino est également élégant et résistant : « un Borsalino dure toute une vie ».

La demande est tellement importante que Giuseppe Borsalino prend la décision en 1871 de révolutionner la confection du chapeau en se dotant de machines spécialement importées d’Angleterre. Le petit atelier artisanal qui m’a vu naître devient alors une véritable industrie pour répondre à des ambitions internationales. Mon créateur se consacre alors totalement à l’innovation de ses usines.

L’année 1900 est synonyme de tristesse mais également de grande joie pour moi, puisqu’elle est l’année du décès de Giuseppe. Cependant, son fils Teresio a su me consoler en reprenant le flambeau de l’entreprise familiale, ce qui me permettra de remporter pour la première fois le Grand Prix de l’exposition Universelle de Paris (à nouveau en 1911 la maison Borsalino le remporte à celle de Bruxelles et encore une fois en 1931 à celle de Paris).

Dès lors, plus de 60 % de la production sont consacrés à l’exportation.

Je fais dans le monde entier, des émules, y compris auprès de grands acteurs Hollywoodiens, je deviens aussi très emblématique, mais je préfère que nous en parlions la prochaine fois…

Même si ma famille a su faire de moi leur joyau, il n’a pas été simple de s’affirmer pendant la 2ème guerre mondiale, période de crise mondiale et de destructions. Mais dès 1947, l’entreprise rebondit en créant de nouveaux modèles de chapeaux, toujours fabriqués en feutre de poils de lapins ou de lièvre, avec des lignes innovantes mais qui restent toujours d’une incroyable souplesse et d’une très grande élégance. Les exportations redémarrent très rapidement.

Et puis, en 1970, on m’a offert un cadeau : un film dont le titre est « Borsalino » qui met en scène deux gangsters des années 1930, incarnés par les charismatiques acteurs français Alain Delon et Jean-Paul Belmondo. J’apparais alors sur leur tête, c’est donc à ce moment qu’en France, notamment, le nom de ma marque et mes caractéristiques ne font qu’un. Mais je m’attarderai davantage sur ce point une autre fois…

Malgré ce succès remporté au box-office, je n’ai plus la cote auprès de la nouvelle génération. Ma famille a décidé alors de passer la main à de nouveaux propriétaire originaires d’Asti. Je dois attendre 1992 pour retrouver mes heures de gloire, et un rafraichissement de mes formes et de mes couleurs pour contenter un clientèle plus jeune. Maintenant, je suis vendu dans des points de ventes dans le monde entier, y compris en Asie.

Ma fabrication, un savoir-faire inchangé depuis plus de 150 ans.

Tout commence par une sélection rigoureuse des matières premières dans la pure tradition de la fabrication française du chapeau de luxe, puisque Giuseppe Borsalino a acquis son expérience à Paris. Les poils de lapin ou de lièvre sont ensuite triés, soufflés, trempés puis solidifiés pour devenir un cône de feutre qui sera ensuite moulé manuellement et garni. Pour obtenir un seul chapeau de Borsalino, il est nécessaire de répéter minutieusement plus de soixante-dix gestes sur un cycle de sept semaines. C’est dire quel chapeau précieux je suis ! En effet, mon secret de fabrication réside dans les mains fortes et sensibles de celui qui me façonne, capables de sentir la plus infime des imperfections de mon feutre et de ma forme.

Depuis plus de 150 ans, le savoir-faire transmis par mon créateur a été perpétué de génération en génération. Les étapes de confection se font en alternance en passant entre les mains de l’artisan et par de vieilles machines centenaires. La qualité du produit a toujours été déterminante même avec l’arrivée de l’industrie du chapeau. C’est la force de la marque Borsalino.

Si vous souhaitez en savoir davantage sur ce savoir-faire, vous pouvez visiter le musée du chapeau Borsalino (Museo del Capello) qui a ouvert en 2006 dans la Sala Campioni, au sein de l’usine d’Alessandria, mon berceau. Toute mon histoire y est retracée.

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