Falbalas saint junien - Le chapeau au début du 20e siècle

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Le chapeau au début du 20e siècle.

Publié le : 29/05/2018 11:28:43
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Le chapeau au début du 20e siècle.

1900 — 1910 : UNE DÉCENNIE MARQUÉE PAR L’OPULENCE

Au tout début des années 1900, l’Europe est en pleine Belle Époque. L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont passé par la révolution industrielle, et profitent d’années économiquement favorables pour étendre leur empire au monde entier. Les paquebots transatlantiques comme le Titanic relient les continents et permettent aux tendances de traverser les océans. Les expositions universelles sont la vitrine de la confiance illimitée que l’on place alors dans le progrès, et l’on admire les frères Wright qui réussissent le premier vol motorisé en 1903.

La société en France est menée par les classes bourgeoises, qui n’envisagent pas de sortir sans chapeau, être « en cheveux » étant alors réservé aux ouvrières. Les chapeaux des femmes s’adaptent à chaque occasion : thé, dîner, promenade…

Ils sont très grands pour équilibrer la jupe cloche, garnis de plumes et autres décorations parfois délirantes, et maintenues par des épingles à chapeau. Ce sont les modistes qui créent les chapeaux en suivant les tendances de la haute couture parisienne.

C’est d’ailleurs comme ça que Coco Chanel commence, avant de se lancer dans la confection. Côté homme, c’est l’apogée du chapeau haut de forme, qui se porte avec moustache et/ou barbe, lesquelles doivent avoir un pli parfait. On compte au début du 20e siècle huit cents ouvriers vivant à Paris de la fabrication du fameux chapeau de soie.

PREMIÈRE GUERRE MONDIALE : LA SOBRIÉTÉ EST DE MISE

De 1914 à 1918 la guerre, dont on pense au début qu’elle sera courte, paralyse peu à peu l’économie nationale. On voit l’état reprendre les rênes après le grand libéralisme de la Belle Époque, et le bilan meurtrier des combats dans les Ardennes freine les ardeurs frivoles des Parisiennes les plus élégantes.

Les chapeaux se font plus bas et moins décorés, pour accompagner l’effort de guerre général. Après la guerre la mode change aussi chez les hommes, et le haut de forme disparait, car il ne s’adapte plus au veston et à la jaquette qui ont pris la place de la redingote. Les fabricants anglais font de grands efforts pour promouvoir le chapeau melon, mais ce sont surtout les sports à la mode qui signent la disparition du haut de forme ainsi que la naissance de nouvelles coiffures masculines et féminines.

La bicyclette, le bain, le canotage… et l’automobile enthousiasment les foules et ont un grand impact sur les tenues. Les femmes coupent leurs cheveux à la garçonne et adoptent le chapeau cloche, à côté de la capeline et de la toque.

Par sa forme enfoncée sur le crâne, il est réputé pour leur donner un air plus jeune, et il tient mieux sur la tête lors des virées automobiles. Chez ces messieurs la veste devient veston, qui se porte avec un chapeau mou en feutre. Pour conduire, casquette plate, lunettes et gants de cuir se font indispensables.

ANNÉES 30 : L’APPARITION DES CHAPEAUX MODERNES

L’évolution des styles dans l’entre-deux-guerres veut que les femmes des années 30 adoptent le fédora, alors réservé aux hommes, pour l’assortir à leurs tailleurs aux jupes désormais au-dessus du genou.

En ville, une autre option est le béret, qui a conquis les citadines depuis la campagne où il est né. Enfin, combiner une toque à son manteau est toujours du dernier chic. Chez les hommes, le style sport fait fureur et l’on porte le costume de golf en prince de Galles, dont Tintin immortalisera le pantalon, avec une casquette plate assortie.

La mode s’adapte aux changements de l’histoire, et les chapeaux avec elle dans un éventail de formes et de couleurs qui sont autant de souvenirs des époques traversées. 

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